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Histoire des villages de l'entité

Ellezelles, Wodecq et Lahamaide

La commune d’Ellezelles résulte de la fusion des anciens villages d’Ellezelles, de Wodecq et de La Hamaide. Au total plus de 5.500 personnes y résident sur une superficie de quelques 4.400 hectares. L’essentiel de l’espace est occupé par l’agriculture.

Situé sur la route Lessines-Renaix, Ellezelles est un gros bourg dont le passé industriel (textile), progressivement remplacé par des activités de commerce, explique la physionomie ponctuée de bâtiments industriels.

Sorcière, foire aux artisans, artisans traditionnels, musées et fêtes sont autant de manifestations et de créations qui ont donné à Ellezelles une solide réputation de village élu du folklore. Comment pourrait-il en être autrement de la commune où Hercule Poirot a vu le jour ?
Cette réputation justifiée, ajoutée à la qualité de la vie, en font une commune où il fait bon vivre…
comme l’atteste la croissance de la population.

Wodecq et La Hamaide situés sur le plateau agricole au creux des Collines sont des villages encore profondément marqués par l’activité agricole.
Wodecq présente un noyau bâti serré autour de son église, à proximité du ruisseau du Tordoir qui alimente le moulin à eau du Moufflu.
La Hamaide, petit village de 400 habitants, terre d’origine du Comte d’Egmont, présente quant à lui une physionomie de village rue où ferme, prairies et habitat alternent.
On peut y observer à côté du chantier des fouilles, les anciennes écuries du château.


Comme ses voisines, la commune d’Ellezelles est caractérisée par des paysages variés. Sommets boisés, versants en prairie, plateaux agricoles et fonds humides alternent et sont jalonnés d’alignements de saules tétards et de peupliers ainsi que de chapelles et de calvaires.
Des fermes, surtout petites et moyennes, sont dispersées dans le paysage et forment parfois des hameaux aux noms savoureux : Beaufaux, Cinquant, Bracles, Buis, Scoupignies, Mont, Grand Monchaut…
Le reste de l’habitat est concentré dans les villages.

A Ellezelles, le folklore rime aussi avec l’étrange. Le dernier samedi de juin, à la tombée de la nuit, les sorcières des alentours choisissent de rencontrer le diable en un terrible sabbat. Au départ de la Place d’Ellezelles, les 6 Km du sentier de l’étrange vous offrent, en tout temps, le frisson, la surprise et l’insolite.

Wodecq compte quelques-uns des plus beaux témoins du patrimoine architectural ancien. Ainsi, la ferme de Cambronchau dont l'origine remonte au 12ème siècle. Ainsi, la ferme d’Anaise dont les bâtiments en quadrilatère datent du 18ème siècle. Ainsi, à proximité du village, l’ancien moulin à eau du Moufflu dont la roue métallique à aubes, a été préservée. Ainsi les chapelles des fièvres, de la délivrance, d’Anaise,…

Le moulin à vent du Cat Sauvage a été construit en 1751 pour la princesse de Rohan-Soubise. Après quelque deux siècles de fonctionnement, il a été sauvé de la destruction par le Syndicat d’Initiative d’Ellezelles et par la Fédération du Tourisme du Hainaut.
Il est devenu la propriété de la commune d’Ellezelles. Restauré, ses ailes tournent à nouveau régulièrement.

Le Pilori, orné de deux gueules de lion, est situé derrière l’église. Il a été renversé et enlevé en 1798 par les révolutionnaires français. Retrouvé par la suite dans un jardin, il a été réérigé près de l’arbre de la liberté. Ainsi coexistent, derrière l’église Saint-Pierre aux liens, le symbole de l’ancien régime et celui de la révolution française.

Avec son musée de l’agriculture traditionnelle et de l’artisanat des campagnes, son musée de la bourrellerie, ses artisans – vannier des Collines, ferronnier, boulanger, créateur de vitraux d’art, rempailleur,…, ses fêtes célébrant l’histoire du village ou mettant au travail les vieux outils, le petit village de La Hamaide occupe une place de choix dans le tourisme rural du Pays des Collines.


EXTRAIT DU  DICTIONNAIRE DU HAINAUT

ELLEZELLES Pages 198-199-200

Commune de l’arrondissement d’Ath, formée par les localités de Ellezelles, Lahamaide et Wodecq.
Sup. 4.473 ha. Pop. : 5.184 hab. (01-01-1988).

ELLEZELLES
(En 1248, ELESEELE)

Centre de la nouvelle commune sit. A 7 km de Renaix, 19,5 km de Ath et à 32 km de Tournai.
Sup. 2.395 ha. Alt. : 55,5 m (40,8-126,7). Cours d’eau : le Tordoir  Pop. :3.495 ha. C.P. 7890

Histoire

Aux hameaux des Quatre-Vents et de Cocambre on a découvert des silex polis, vestiges de l’époque néolithique. De l’époque romaine on a trouvé des ornements, des urnes et 900 pièces de monnaies d’Adrien à Philippe, des vases, potiches, substructions…
Le village faisait partie du domaine de l’abbaye de Renaix peut-être fondé par Saint-Bernard au VIIe. Il passa ensuite sous la juridiction de l’abbaye d’Inde (Cornelimunster), près d’Aix-la-Chapelle.
Les Normands auraient saccagé la bourgade en 880. L’autel fut donné par l’évêque de Cambrai, Burchard, en 1124, à l’abbaye Saint-Thierri de Reims.
En 1280, l’abbaye vendit cette possession au comte de Flandre, Guy de Dampierre. Se Succédèrent à la seigneurie, Guy de Richebourg, Robert, comte de Namur, les de La Hamaide, Jean Dottinghem (1485), Guillaume Van Roggendorf, les Granvelle (1549), Emmanuel de la Baume, Jean de Nassau-Dillenburg-Siegen et Jean-Philippe-Eugène comte de Mérode.
Outre la seigneurie principale, il existait aussi le fief de Hubermont, qui eut pour propriétaires les Montmorency, de Zuile, le baron d’Erpe (1689) le comte de Saint-Genois des Mottes, seigneur d’Escanaffles (1714) ; et le fief de Nieubourg.
Le château féodal fut démoli en 1826. Le village d’Ellezelles situé dans la « Terre des Débats » lui valut d’être souvent saccagé par les belligrants qui se disputaient ce territoire.
Ellezelles fut désignée comme chef lieu de canton en 1794, sous le régime français.
Les habitants accueillirent très mal la conscription et la nouvelle politique religieuse. Une rebellion y fut durement réprimée (26 octobre et 2 novembre 1798).
L’agriculture fut toujours l’activité essentielle de la localité. Toutefois la culture des céréales a diminué au profit de l’élevage. A partir de 1947, la petite industrie s’est centré autour d la bonneterie et le textile.


Tourisme

- L’église Saint-Pierre-aux-Liens, dont la tour et le chœur sont du Xve s., abrite quelques œuvres intéressantes : des vitraux remarquables du peintre verrier bruxellois, Crespin ; une crucilixion du XVIe s., des fonds baptismaux en laiton de Xve s., et un chemin de croix offert en 1869 par Frédéric Gubbins de Kilfrush, ancien gouverneur de Bénarés et son épouse Bénonie Créteur, (Monument classé par A.R. du n02 décembre 1859).
- Le « Moulin du Cat Sauvage » construit en 1750-1751, menacé ruine et allait être abattu, quand la Fédération du Tourisme du Hainaut l’acheta le 27 octobre 1958 et le restaura. C’est un monument classé (A.R. du 30 novembre 1960).
- La chapelle Notre-Dame de la Paix, classée par A.R. du 09 octobre 1980.
- Promenade « Sentier de l’Etrange »
- Chapelle du St Calvaire (1844).

Folklore

- Le lundi de Pentecôte, la ducasse "Jean Jean"

- Le dernier samedi de juin « Sabbat des Sorcières » ou des « Chorchîles ».
- Le 3e dimanche de septembre : « la foire aux artisans ».

Patrie de

Gabriel BACQUE abbé de Saint-Sauveur à Eename, né à une date inconnue. Installé abbé le 10 septembre 1560, il siégea comme co-président au Chapitre général de Bursfeld. Pendant son abbatiat le monastère subit les dévastations des Iconoclastes en 1566, 1572 et 1578. La Bibliothèque et les chartes avaient été déposées à Audenarde. L’abbé Bacque s’était réfugiés à Lessines, Mons, puis à Ath. En quittant cette ville pour Audenarde, il apprit le triste sort de son abbaye et il mourut le jour même à Etikhove le 10 juillet 1582.
François-Joseph CANTRAINE, zoologiste, né le 1 décembre 1801. Il étudia tout d’abord les mathématiques à l’Université de Gand. Après une rupture familiale, il devint préparateur d’Histoire naturelle dans la même université. Il entreprit ensuite des études à l’Université de Leyde pour s’initier à cette nouvelle discipline et il se passionna pour la zoologie. A partir de 1827, il commença un grand voyage en Italie et en Dalmatie, d’où il rapporta d’importantes collections pour l’Université de Leyde. En 1833, il décrocha un titre de Docteur en sciences à Louvain, et deux ans plus tard il enseignait le zoologie et l’anatomie à l’Université de Gand. De 1835 à 1840, il publia des rapports sur les mollusques vivants et fossiles et les poissons dans les « Bulletins de l’Académie royale de Belgique ». Après sa mort survenue à gand le 22 décembre 1863, ses remarquables, collections enrichirent le Musée d’Histoire naturelle de Belgique.
Charles-Louis CRETEUR, pharmacien, né le 13 avril 1837. Président de la Société de pharmacie de Bruxelles pendant 25 ans. Auteur de plusieurs publications : « Lois et réglements sur la pharmacie en Belgique depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours ou code annoté à l’usage des pharmaciens » (1870). (C’était le premier ouvrage appliqué, en Belgique, à l’histoire de la législation pharmaceutique). « Hygiène du champ de bataille », ouvrage écrit après la guerre de 1870 où il avait été délégué par le gouvernement pour diriger les travaux d’assainissement du champ de bataille de Sedan ; « L’air et la lumière au point de vue des lieux habités » ; « travail sur le bromure ferreux en solution « . Il mourut en 1899 à Ixelles, le 13 février.
Elie DEWORME, homme politique socialiste, né le 3 avril 1932. Sénateur du Luxembourg depuis 1979. Bourgmestre de Ethe (Luxembourg) (1964-1971). Ministre de la Fonction publique (1980). Secrétaire d’Etat à l’Energie (1988).
Robert TONNEAU, agronome, né le 16 avril 1870. Il s’embarqua pour le Congo (auj. Zaïre) en 1907 et fut désigné pour le poste agricole de Kitobola, puis successivement dans les provinces de l’Equateur et orientale (1905). Il se spécialise dans la culture des plantes vivrières. Il occupa aussi les postes de Kitobola et Avakubi. C’est à Boma qu’il mourut le 31 décembre 1910.

LA HAMAIDE Pages : 374-375
(En 1161, HAMEDIUM)

Loc. d’Ellezelles, sit. A 12 km de Ath. Sup. : 774 ha. Alt. 68,8 m (50,9-127). Pop. : 420 hab. C.P. 7890

Armoiries (officieuses)

D’or à trois hamaides de gueules

Histoire

Les époques néolithique, celtique et gallo-romaine ont laissé des vestiges qui témoignent d’une présence humaine fort ancienne. Le nom de La Hamaide apparaît fréquemment dans l’histoire du Hainaut. En 1182, Gérard de La Hamaide était un des neuf pairs de Mons.
A la bataille de Bouvines (27 juillet 1214), Thierry de La Hamaide s’y distingua, mais fut fait prisonnier par les Français.
En 1124, l’évêque Burchard, de Cambrai, donna l’autel à l’abbaye de Liessies.
La seigneurie s’étendait sur Mainvault et Wannebecq, mais la cour féodale avait compétence sur La Hamaide, Rebaix, Saint-Sauveur et Arc Ainières.
La terre et baronnie de La Hamaide échurent aux familles de Luxembourg-Fiennes et d’Egmont.
L’abbaye d’Ename possédait la moitié des bois de La Hamaide et partageait les dîmes avec l’abbaye de Cambron et le chapitre de Condé.
Le village connut souvent les dévastations et le pillage ; ceci en 1477, 1489, 1577 ; en 1583 par les Iconoclastes ; en 1690, par les soldats de Louis XIV et en 1745 par les Alliés.
En 1798, les habitants s’insurgèrent contre la conscription mais ils furent réprimés par le gendarmerie d’Ath.
Dans ce village essentiellement agricole on cultivait des céréales, des plantes fourragères, le lin et le colza. On y trouvait aussi des pâturages, vergers et bois. Pendant le XIXe s. une distillerie était activité et le reste jusqu’en 1820. On dénombrait également 1 moulin à vent et 2 brasseries. Le travail de la draperie rurale disparut vers 1870.
Une importante communauté enseignante de Saint-François de Sales y fut fondée en 1703, par le prêtre Baudescot .

Tourisme

- L’ancien château des comtes d’Egmont. C’est ici que naquit Lamoral d’Egmont en 1522. Du Château, il ne reste que les dépendances. Reconstruit par Jacques de Luxembourg en 1516, puis restauré par Charles II d’Egmont entre 1600 et 1653.
- L’église Sainte-Marie-Madeleine (1790) ; reconstruite en 1826, possède des statues et tableaux des XVI, XVIIe et XVIIIe s. ; font baptismaux du Xve s.
- Réserve ornithologique dans le bois de Rossignol depuis 1953.
- La chapelle Notre-Dame de Scaubecq (1726) style ogival.
C’est un beau village agricole et accidenté où se perpétuent les traditions artisanales.

Patrie de

Etienne BROUSTIN, écrivain ecclésiastique, né au XVIe s. Il fut proclamé bachelier en théologie à l’Université de Louvain en 1559. Curé au château de Cambrai, il fut expulsé à la suite d’une sédition militaire. Curé de Saint-Géry, près de Valenciennes, puis de Mainvault où il acheva son livre les "Quatres fins de l’homme » et où il mourut à une date inconnue.
Lamoral d’EGMONT, Prince de Gavre, né le 18 novembre 1522. Son nom rappelle toutes les horreurs des guerres religieuses du XVIe siècle. Tout entier au service de Charles-Quint, il participa à plusieurs batailles contre la France ; à Saint-Dizier (1544), en Artois (1553). Il s’opposa à Philippe II au sujet de l’agitation polico-religieuse dans nos provinces. Avec le comte de Hornes, il fut arrêté en septembre 1567. Le comte d’Egmont fut décapité sur la Grand-Place de Bruxelles le 5 juin 1568.

 

Wodecq Page 753, 754
(En 1163, VOLDEKA)

Loc. d’Ellezelles, sit. à 7 km de Lessines. Sup. : 1.581 HA ; Alt. : 35,5 m (32-105). Cours d’eau : le Tordoir et le ruisseau de Ronsart. Pop. : 1.169 hab. C.P. 7890

Histoire

L’occupation humaine du site est fort ancienne puisqu’on y découvrit au hameau « Paradis » des silex néolithiques.
Le village situé sur la voie romaine Bavai-Velzeke, appartenait en 825 à l’abbaye d’Inde, celle-ci le plaça sous la vassalité du siegneur d’Audenarde, contre une redevance. En 1280, celle-ci fut acquise par le comte de Flandre. C’est ce qui plaça le village dans la « Terre des Débats » (Voir ce mot). Cependant au XIVe s. le village appartenait au comte de Hainaut. L’abbaye de Saint-Amand avait sa seigneurie et tenait l’autel (XIIes.).
La seigneurie principale était en possession des de Gavre en 1297. Ce domaine passa ensuite successivement aux de Ligne (1460), de Henin-Liétard (1537), de Hamal (1539), de Rubempré (1546), de Trazegnies (1557), d’Argenteau (1564), à Guillaume Du Jardin qui l’acheta en 1576, à Antoine Franchois et finalement à la famille Fourmeau (1757).
L’abbaye de Cambron et le chapitre Notre-Dame de Cambrai y possédaient des biens.
C’était un village où l’on cultivait les céréales traditionnelles et filait le lin à la mauvaise saison. Dans le village on recensait 1 briqueterie, 5 moulins dont 3 mus par le vent et deux sur le Tordoir.
Au moment de la libération le 5 septembre 1944, 4 résistants furent tués au cours d’un accrochage avec les Allemands en retraite.

Tourisme

- L’église Saint-Quentin, néo-romane (1835 avec porche et tour du Xve s. chaire de vérité Renaissance, fonts baptismaux gothique mausolée du général Loix.
- La chapelle Notre-Dame des Fièvres (1714).
- La chapelle Saint-Roch (1647)
- Les fermes : de Cambronchau, construite au carré avec tour porche, ancienne propriété de l’abbaye de Cambron-Casteau ; d’Anaise (XVIIIe s.) ; d’Hubermont, ancienne propriété de l’abbaye Ghislenghien ; du bois du Prince (1803)
- Le Mouflu, moulin à eau sur le Tordoir (1750).

Patrie de

Désiré LOIX, militaire, né le 1 décembre 1784. Il commença sa carrière au service de la France et en 1813, il devenait capitaine. Il participa aux campagnes d’Espagne (1807-1813) ; puis de France (1814) et fut blessé à Bayonne. Il démissionna le 1 novembre 1814 et entra au service des Pays-Bas. Il participa à la bataille de Waterloo (1815). Il démissionna en 1830 pour se mettre au service de la Belgique. Lieutenant-colonel en 1831, il combattit avec bravoure les Hollandais, près de Gand, le 2 août 1831.
Général-major et commandant la place de Mons (1841), où il mourut le 15 décembre 1852.