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L’agriculture… en trêve hivernale ?

Voici quelques semaines déjà que la période hivernale est entamée. À cette saison aussi le plaisir est toujours renouvelé de pouvoir sillonner les sentiers vallonnés de notre belle campagne ellezelloise. Cette topographie particulière à notre cher Pays des Collines est étroitement liée à la présence de nombreux élevages de bovins viandeux. La race prépondérante est notre nationale Blanc Bleu Belge caractéristique avec ces belles rondeurs. Mais au fait, où sont-elles nos vaches ? A l’instar de nos tondeuses à gazon dans leur abri hivernal, nos ruminants ont regagné les étables. En dessous de 15°C, l’herbe ne pousse plus, la nourriture se fait rare dans les prairies. Et puis quand le gel s’en mêle, ce sont les pompes et abreuvoirs qui sont neutralisés. 

A l’étable donc, nos vaches sont logées, nourries, blanchies, bichonnées et surveillées. L’éleveur.euse[1] ne recule devant aucun sacrifice pour ses belles ! Nourries ? Quotidiennement la nourriture est distribuée : du maïs et de l’herbe ensilés, du foin, des betteraves fourragères et des céréales sont les éléments principaux du menu. Blanchies ? Evidemment ! Le paillage, l’action de répandre de la paille fraîche sur les litières et l’évacuation du fumier ou du lisier, va prendre la part belle au temps consacré avec tout ce petit monde sous les toits.

Et bichonnées alors ? Avec la chute de température, nos vaches ont revêtu leur toison d’hiver. Non, elles ne ressemblent pas à des moutons, mais quand même, elles ont chaud, protégées et regroupées à l’étable. Pour pallier ce désagrément, l’éleveur va tout simplement les tondre.

 

[1] Clin d’œil aux éleveuses ellezelloises et à toutes les épouses, conjointes, mamans…qui participent largement aux soins du bétail dans les élevages familiaux !

Les vaches sont également surveillées de près car la période hivernale va être marquée par les naissances (ou vêlages) ! Moment d’autant plus crucial pour nos chères Blanc Bleu qui vêlent majoritairement par césarienne. L’éleveur doit identifier les premiers signes de vêlage afin de prévenir le vétérinaire par qui la césarienne est réalisée.

La gestation d’une vache étant de 9 mois, les premiers veaux des vaches mises en prairies au mois d’avril pointent déjà le bout de leur nez au mois de janvier. Cette concentration de naissance peut apporter des désagréments sanitaires, c’est pourquoi, quand les veaux ne sont pas laissés au pis de leur mère, ils sont « isolés » dans des loges individuelles – ou niches à veaux. Cela permet de réduire le taux de propagation des maladies entre eux – ça ne vous évoque rien vous ? Chacun chez soi pour ne pas contaminer le voisin ? Effectivement, nous y sommes largement incités voire obligés ces derniers mois car pour éviter la contagion, il faut limiter les contacts! Mais ne vous inquiétez pas, ça n’empêche pas l’éleveur de les dorloter. Dès leur naissance, les veaux sont séchés et installés sur une épaisse couche de paille, ils vont être biberonnés au colostrum (le premier lait de la mère) et puis nourris au lait pendant plusieurs semaines jusqu’au sevrage (l’interruption du lait au profit d’une alimentation à base de foin, de céréales et de maïs ensilé).

Chacun sa bulle ! @Coraline Melckenbeeck