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Stage de vannerie & après-midi découverte autour du saule

Stage de vannerie & après-midi découverte autour du saule

    • Quand Du 29/02/2020 09:00 au 01/03/2020 17:30 (Europe/Brussels / UTC100)
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Du Saule au Panier

Stage de vannerie & après-midi découverte autour du saule

29 février & 1er mars

Ecomusée du Pays des Collines, La Hamaide (Ellezelles)

 

Le saule est devenu le symbole du Pays des Collines. Il jalonne les chemins, clôture les prairies et abrite une faune remarquable. L’Ecomusée du Pays des Collines propose un week-end de découverte autour de cet arbre que chacun côtoie au quotidien sans vraiment le connaître. Le dimanche 1er mars après-midi, une promenade suivie d’une conférence ouverte questionnera le rôle du saule dans la biodiversité, son origine historique et ses impacts économiques et symboliques. Ce sera également l’occasion de découvrir les paniers réalisés par les participants au stage de vannerie qui s’étend sur 2 jours. Ce dernier permettra de renouer avec un savoir-faire traditionnel qui fait son grand retour, à travers des modules chapeautés par cinq professionnels de la discipline. Encore quelques places disponibles…

 

Infos pratiques :

Après-midi découverte autour du saule : 1/03 à 14h00 ; gratuit

Stage de vannerie : 29/02 et 1/03 ; réservation obligatoire ; payant

Ecomusée du Pays des Collines, Place de La Hamaide 2, 7890 Ellezelles ; 068/64 51 55 ; aW5mb0BlY29tdXNlZS5ldQ==; wwww.ecomusee.eu

 

Issue d’une tradition millénaire, la vannerie a longtemps eu une place de choix parmi les techniques de fabrication artisanales. Paniers, nattes, marmites norvégiennes, tamis, clôtures, anses, sont autant d’objets issus du savoir-faire des artisans vanniers. Peu à peu évincée par l’industrialisation et l’avènement des matières synthétiques, elle fait aujourd’hui son grand retour, parée de ses plus nobles atours. Matériaux naturels, possibilités de création infinies, retour à la lenteur et au contact humain, tels sont les idéaux de la vannerie du 21e siècle.

 

Dans le but de transmettre au grand public ce savoir-faire traditionnel, l’Ecomusée du Pays des Collines organise un stage de vannerie « Du Saule au Panier », ces 29 février et 1er mars. L’occasion d’y rencontrer des vrais professionnels de la discipline, ayant étudié cet artisanat sous toutes les brindilles ! Chaque formateur y proposera un accompagnement personnalisé, dans le but de transmettre une ou plusieurs techniques spécifiques, à travers la réalisation d’un panier. Et pour qui y prend goût, les possibilités d’exploration sont vastes…

 

Gauthier Duhayon, à l’origine de ce stage, explique : « J’ai moi-même participé à un stage de vannerie et ça m’a révélé une vocation. Je me suis rendu compte qu’il y en avait peu dans la région ; c’était un manque. D’autant que la vannerie a le vent en poupe : le panier fait son grand retour. Et quoi de mieux que d’acquérir soi-même le savoir-faire, que de retrouver le contact avec la matière vivante… La technique de la vannerie est accessible à tous, avec un peu de temps et de patience. Je voulais offrir cette opportunité aux habitants des Collines. Et ça a fonctionné puisque la moitié des places a été réservée en une semaine. Les toutes dernières places sont encore disponibles mais il ne faut pas trainer à s’inscrire ! ».

 

Pour les curieux ou les passionnés de nature, l’Ecomusée du Pays des Collines organise en parallèle un après-midi de découverte du saule, et plus particulièrement de ces arbres qui hantent le Pays des Collines et en sont devenus le symbole, les chôkes de saule têtard. Une promenade dialoguée avec les Guides Nature des Collines ouverte au grand public sera organisée le dimanche 1er mars à 14h00. À travers l’histoire des saules têtards, se cache celle des paysages du Pays des Collines, de sa faune et de sa flore, mais aussi celle des hommes qui l’y ont introduit. La balade sera suivie d’une conférence ouverte qui questionnera le rôle symbolique et économique du saule, ainsi que sa place dans la biodiversité et son histoire. Ce sera également l’occasion de découvrir les paniers des stagiaires et de discuter avec eux de leur savoir-faire nouvellement acquis.

 

Info pratiques :

Stage de vannerie : réservation obligatoire ; prix : entre 125 et 145€ selon le module. Ce montant comprend les deux jours de formation, la matière première. Un petit outillage est à emporter. Des repas sont disponibles sur réservation. Attention : seulement quelques places encore disponibles !

Samedi 29 février et dimanche 1er mars 2020, de 9h à 17h30, Ecomusée du Pays des Collines, Place de La Hamaide 2, 7890 Ellezelles.  

Infos et réservations : aW5mb0BlY29tdXNlZS5ldQ==; 068/64 51 55, www.ecomusee.eu

Après-midi découverte (promenade et conférence) : participation ouverte à tous ; gratuit.

Dimanche 1er mars 2020, à 14h00, Ecomusée du Pays des Collines, Place de La Hamaide 2, 7890 Ellezelles.  

Infos : aW5mb0BlY29tdXNlZS5ldQ==; 068/64 51 55, www.ecomusee.eu

 

Annexes : rencontres avec Nora Gawenda, formatrice, et Gauthier Duhayon, formateur et initiateur de l’événement

 

Rencontres

 

Nous rencontrons Nora Gawenda, l’une des formatrices du stage de vannerie organisé par l’Ecomusée le week-end des 29 février et 1er mars.

 

Nora, comment en êtes-vous venue à la vannerie ?

J’ai d’abord suivi un cursus de trois ans à l’école nationale de vannerie d’Allemagne où j’ai principalement appris les techniques de vannerie germanique. Mais c’est bien la vannerie traditionnelle espagnole qui constitue mon domaine de prédilection. J’ai, dès lors, approfondi diverses techniques ancestrales de ce pays, au cours de plusieurs voyages en Espagne : le tressage de l’alfa (aussi appelée espartogras), plante herbacée typique du bassin méditerranéen, ou la technique du recinchillo, par exemple.

 

L’Allemagne, l’Espagne… et maintenant la Belgique ?

Oui, je vis aujourd’hui dans une communauté à Brakel (Belgique), qui prône l’autosuffisance. J’y mêle des activités de vannerie et de maraîchage. J’ai d’ailleurs participé à la plantation d’un bosquet de saules, comprenant 7 espèces différentes, afin de pouvoir me fournir en matières naturelles.

 

Comment se déroulera votre atelier ?

L’atelier débutera par l’apprentissage du tressage de ficelles, en utilisant différentes fibres telles que le carex, le jonc ou l’alfa. Ensuite, place à la confection d’une pleita, sorte de bande tressée de 5, 7 ou 15 brins, puis à la fabrication d’un panier espagnol, traditionnellement utilisé pour produire le fromage Manchego. Enfin, l’atelier se terminera par la réalisation d’un panier en pleita, cousu avec la ficelle précédemment produite.

 

Gauthier Duhayon est à l’origine du stage de vannerie. Il a proposé à l’Ecomusée du Pays des Collines une collaboration afin de le mettre sur pied. Il animera également l’un des modules. Rencontre avec un passionné.

 

Quel est votre parcours ?

J’ai suivi des études horticoles à l’IPES de Tournai. Je me suis par la suite lancé comme indépendant en parcs et jardins, avant de devenir fleuriste, jusqu’en 2016. Entretemps, j’ai commencé à donner des cours de promotion sociale à Lessines en art floral et culture bio, entre autres. Aujourd’hui, je suis également professeur dans l’enseignement spécialisé secondaire à Frasnes ; je donne les cours d’horticulture et de formation en gestuelle. C’est en 2016 que j’ai renoué avec une passion d’enfance, la vannerie, lors d’un stage avec La Gaumette.

 

Une passion d’enfance, déjà ?

Mon papa est l’un des initiateurs de la Foire aux Artisans d’Hollain. Tout petit, je me promenais parmi tous ces artisans. Celui qui m’a le plus marqué, c’est le vannier. C’était fabuleux, à mes yeux d’enfant, de le voir transformer de simples brindilles en un panier. Il arrivait en voiture avec tous ses paniers fixés au capot ; on aurait dit un panier sur roues… J’ai toujours aimé l’artistique et, plus précisément, l’artisanat. Quant au saule, il me fascine. Il peut servir à 1001 usages, un peu comme le bambou en Asie… Rien que pour les agriculteurs d’antan, il servait de clôture, de bois de chauffage, de bois de fagot, d’ombrage pour le bétail, de nourriture. Le saule était un véritable compagnon pour nos aïeux.

 

Qu’est-ce qui vous plaît dans la vannerie ?

Le contact avec la matière naturelle, principalement. Mais aussi le côté relaxant de cette activité artisanale, qui permet de se vider la tête. Le retour aux choses essentielles. Une certaine forme de nostalgie du passé également. Autrefois, dans la campagne, on utilisait des paniers pour tout ; chaque forme de panier avait son usage : la récolte de telle ou telle plante ou encore des champignons, le transport de pierres ou de terre, voire même un usage militaire… Il y avait des vanniers partout. Et le travail du saule prenait la forme d’une rencontre autour du feu en hiver. Ce qui me plaît encore plus que tout cela, c’est la transmission. C’est pour ça que je voulais proposer un stage de vannerie : transmettre, partager, faire découvrir, se rencontrer autour de ce sujet, promouvoir cette forme d’artisanat. Elle a l’avantage d’être accessible à tous, de 9 à 99 ans, avec un peu de temps et de patience…

 

Vous avez des projets plein la tête ! Pouvez-vous nous en dévoiler quelques-uns ?

Déjà, une réédition de ce stage de vannerie au cœur d’un événement plus large autour du saule, une sorte de week-end du saule. J’aimerais également installer un atelier de vannerie chez moi, pour partager avec des visiteurs mon savoir-faire. Et pourquoi pas, un petit musée qui retrace l’histoire et la typologie de la vannerie. Le panier a de l’avenir. Remplacé progressivement par le plastique, on revient progressivement de cette course aux produits industriels pour revenir à l’essentiel, au naturel.