Jeanne, la doyenne d’Ellezelles, a fêté ses 103 ans
À Ellezelles, les anniversaires des centenaires se suivent, mais ne se ressemblent pas. Après les 102 ans d’Henriette Dubois et les 100 printemps de la néo-centenaire Juliette Dupire, c’était au tour de Jeanne Sadaune de souffler ses 103 bougies.
Tradition oblige, Jeanne a eu, pour l’occasion, la visite du bourgmestre, Alexandre Boitte, et du directeur général de la commune d’Ellezelles, Jean-Marc Herbecq, venus les bras chargés de présents pour lui souhaiter un très joyeux anniversaire. Résidente dans une maison de repos depuis un an, elle était très heureuse de les recevoir, mais surtout très fière de leur montrer la photo d’elle prise lors de la sortie au bowling organisée avec la maison de repos, où on la voit tenir sa boule avant de la lancer.
Si Jeanne profite désormais d’une vie paisible, elle a derrière elle une vie de globe-trotteuse bien remplie. Née rue de Lessines, Jeanne est l’aînée d’une famille de quatre enfants. Pendant la guerre, elle est la seule de la fratrie à avoir fui en France avec son papa, son oncle et sa tante. À la fin de la guerre, elle rencontre Gaston et se marie en 1947. Le jeune couple part alors vivre à Bois-de-Lessines avant de quitter la Belgique pour le Congo, où travaille Gaston. Ils y vivront jusqu’à la rébellion de 1960, qui les amène à quitter le territoire en urgence.
Au retour du Congo, le couple décide d’emménager à Bruxelles. Arrivés à l’âge bien mérité de la pension, les deux époux plient une nouvelle fois bagage et s’envolent pour la Côte d’Azur, où ils vivront une retraite paisible et ensoleillée jusqu’en 2016, année du décès de Gaston.
Âgée alors de 93 ans, Jeanne est revenue dans son village natal et a vécu avec sa sœur cadette, Monique, jusqu’à l’an dernier. Une très forte complicité s’est alors créée entre les deux sœurs, qui, auparavant, avaient très peu vécu ensemble, étant donné les 17 ans qui les séparent. Ce lien très fort les unit encore aujourd’hui.
Souhaitons-lui de conserver sa bonne santé et son éternelle bonne humeur, et donnons-nous rendez-vous l’an prochain pour la voir souffler sa 104e bougie !